1. Agenda
  2. Publications
  3. Etudiants
  4. Législation
  5. Liens
  6. Contact
  7. Administrateur
  8. Emploi

La formation infirmière dans le cadre LMD

Notre position

La régulation professionnelle est un pilier pour notre exercice professionnel, la formation en est un autre. Sur ce champ également les travaux préparatoires sont lancés, l’application de la réforme issue des accords de Bologne à la filière infirmière est imminente. Notre position sur ce projet se fonde sur la même logique que celle qui guide notre démarche sur le projet de l’ordre infirmier. La santé de la personne doit elle être abordée comme un champ interdisciplinaire au sein duquel les perspectives disciplinaires se complètent afin de comprendre les problématiques et agir sur elles. L’investissement de chaque champ disciplinaire par les professionnels de santé concernés devient alors un impératif afin de garantir la qualité de prise en charge interdisciplinaire.

Notre profession ne doit pas sacrifier sa spécificité sur l’autel de l’interdisciplinarité. Dans un format universitaire LMD, il convient donc de faire des soins infirmiers une discipline académique à part entière. C’est une condition essentielle afin que notre filière de formation ne perde pas une autonomie qu’elle avait mise longtemps à acquérir. En outre, la place accordée à nos formateurs en soins infirmiers dans un système reconfiguré est dépendante de cette disposition. Aurons nous, au terme d’une période transitoire permettant aux formateurs d’acquérir les degrés universitaires nécessaires, des professionnels infirmiers placés dans des position de décisions dans le gouvernement de l’université ou serons nous relégués à un statut de professeur secondaire enseignant dans le supérieur, une nouvelle version des « monitrices » de nos anciens programmes ? La menace est sérieuse et appelle une mobilisation de la profession.

---------------------------

Nos actions

OCTOBRE 2008 :  Réaction de l'ANFIIDE par l'intermédiaire de son Président Christophe DEBOUT. 

"L’argumentaire développé dans ce rapport ainsi que les recommandations qu’il contient semblent loin de la finalité d’une réforme d’envergure concernant le groupe de professionnels de santé le plus nombreux en France.
Ce constat est paradoxal alors qu’en 2007 le ministère de la santé, dans son étude prospective des métiers, qualifiait l’infirmière de « profession sensible » au regard des évolutions qu’elle allait devoir engager dans les années à venir. Ce n’est ni la complexité sans cesse croissante de l’exercice infirmier, ni la grande diversité des champs d’activités ouverts à la profession ou encore le développement permanent de la capacité de mutabilité demandée aux infirmières qui sont mis en avant comme finalité de cette réforme." Lire la suite

SEPTEMBRE 2008 : parution du rapport de l'IGAS consulter le document

AVRIL 2008 : Un groupe constitué de 21 associations et syndicats mène, depuis des mois, une réflexion de fond sur l’avenir de la profession infirmière au regard des besoins de santé de la population afin de dégager une plate-forme de propositions en matière de formation visant à doter les professionnels infirmiers des compétences et des infrastructures de soutien requises par leur exercice. Consulter le document.


AVRIL 2007 : l'ANFIIDE, par l'intermédiaire de son Président, réagit au refus du gouvernement d'accorder aux infirmières une licence et un diplôme d'état. L'ANFIIDE prend position afin de mettre en place une filière de formation en soins infirmiers répondant aux besoins et aux exigences de la population et en adéquation avec les attentes des professionnels. Consulter le document

---------------------------

MARS 2007 : Les portes de l’université se ferment à la filière infirmière : chronique d’une promesse non tenue !

Communiqué de Monsieur Christophe DEBOUT, Président de l'ANFIIDE

Bien que la décision officielle n’ait pas encore été communiquée, les déclarations liminaires à la réunion du groupe élargi validation des acquis issus de l’expérience (VAE) infirmière laissent présager que l’attribution d’une licence et du diplôme d’état ne soit plus à l’ordre du jour du gouvernement. Cette décision remet gravement en cause le projet de reformatage de la filière infirmière sur un modèle universitaire de type Licence-Master-Doctorat (LMD).
Cette annonce est en totale contradiction avec les orientations qui ont guidé les concertations menées sur ce thème entre le ministère de la santé, celui de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et les représentants du groupe professionnel infirmier depuis de nombreux mois.
L’investissement des organisations professionnelles et syndicales a été important et soutenu autour de ce dossier tant nous le jugeons essentiel à l’évolution de la profession infirmière au service des besoins et attentes de la population. Il nous paraît également essentiel de rattraper le retard accumulé par la France dans l’application des accords de Bologne à la filière infirmière en comparaison des autres pays de l’Union Européenne.
Notre déception sera à la mesure de notre degré d’investissement si cette décision est confirmée.
Nous ne manquerons pas de dénoncer : le manque de cohérence dans la conduite de ce dossier, la duperie inhérente au projet de VAE infirmière, les injonctions paradoxales formulées à l’égard du groupe professionnel infirmier ainsi que les engagements ministériels non tenus.
Cette nouvelle volte face n’est pas sans nous rappeler le sort accordé au projet de première année commune des professions de santé. Là encore, ce projet avorté laissera les besoins et les problèmes sans réponse et fera croître le sentiment de frustration chez les infirmières.
Comment espérer attirer vers la filière infirmière et fidéliser les professionnels en exercice alors que nos décideurs tirent vers le bas ce groupe professionnel ?
Peut-être devons-nous voir dans cette décision une stratégie cachée visant à organiser une pénurie dans ce secteur afin de pouvoir ensuite plus facilement déqualifier. N’est ce pas là la réplique à plus grande échelle de ce que nous avons connu pour les soins infirmiers au bloc opératoire et pour les soins à domicile ?
Dans ce contexte, nous devons actionner sans délai le levier que nous offre la période électorale dans laquelle nous entrons. Les 460 000 infirmiers et les 80 000 étudiants en soins infirmiers sont autant de citoyens électeurs potentiels. Nous ne manquerons pas d’intégrer ces questions dans les débats politiques. Le vote des infirmiers doit être éclairé sur les intentions des candidats sur les thèmes qui façonneront leur exercice et leurs parcours professionnels.